Focus sur : l’intercooler

Intercooler

Nissens se penche sur un élément incontournable et utilisé de manière quasi-systématique aujourd’hui : l’intercooler. Son utilisation est liée à une attention grandissante pour la protection de l’environnement, en passant par la réduction des consommations et donc le downsizing.

Les moteurs sont également de plus en plus performants, et chacune de leurs parties est optimisée et poussée à sa limite. Bien que l’utilisation de moteurs turbocompressés fournisse un certain nombre d’avantages comme une augmentation de leur puissance et de leur rendement, une consommation de carburant réduite, des taux d’émissions plus bas et un stress thermique minoré, des incidents autrefois rares sont devenus de plus en plus réguliers et de nouvelles situations peuvent se produire car les systèmes sont poussés dans leurs retranchements.

Intercooler 1Depuis son introduction il y a plus de 30 ans, la taille des turbos a été divisée par deux, mais ils fournissent également une pression et une vitesse de rotation jusqu’à deux fois supérieure, alors que la température de travail a également augmenté pour obtenir l’effet désiré. Tout cela augmente les contraintes sur l’intercooler, en raison de la différence nécessaire entre la température d’entrée et de sortie dans l’échangeur qui a elle aussi augmenté. Dans certains cas, cela peut entraîner une augmentation des défaillances de l’intercooler.

Quels problèmes peuvent intervenir ?
Des défaillances peuvent être provoquées par des pierres, des gravillons et d’autres objets présents sur la route, causant des dommages externes ou des fuites de l’intercooler.
Intercooler 2C’est actuellement la principale cause de problèmes, mais deux autres situations deviennent récurrentes avec la propagation des turbocompresseurs :
● Des obstructions de l’intercooler.
● Des fuites dues à une pression anormalement élevée. 

Le remplacement du turbo crée un nouveau type de risque. Si le remplacement du turbo ne se fait pas en respectant toutes les préconisations, des résidus peuvent facilement obstruer l’intercooler. Cela peut être de l’huile, mais aussi d’autres particules issues de la casse du précédent turbo. 

Intercooler 3Certains intercoolers peuvent fuir en raison d’une pression du système anormalement élevé. Ceci peut dans certains cas provoquer une déformation des boites en plastique et entrainer une fuite de l’intercooler. Si des résidus sont encore présents dans le système après l’installation d’un turbo neuf, il y a un risque de blocage, ce qui entraînera une augmentation de la pression dans le système. 

Cela signifie que l’intercooler subira une pression anormalement élevée qui sera susceptible de le faire céder → Ce cas de figure peut également se présenter lorsque la pression de sortie du turbo est augmentée manuellement. Cette pression accrue crée une contrainte supplémentaire sur l’intercooler, augmentant le risque de fuite aux sertissages des boites de l’intercooler.

Intercooler 4Comment les repérer ?
Il est important que les garagistes soient conscients des problèmes liés à l’intercooler et qu’ils respectent les instructions de montage.

Un intercooler défectueux ou fuyard peut être le signe de différents problèmes et particulièrement de trois symptômes récurrents :
● Une baisse importante de la puissance du moteur.
● Une surconsommation de carburant.
● Une fumée anormale à l’échappement.

Comme la pression dans le système du turbo est incorrecte, le mélange air/combustible manquera d’oxygène, ce qui va provoquer une diminution de la puissance du moteur.

Ce manque d’oxygène dans le système aura une incidence sur le processus de combustion, ce qui va provoquer une augmentation de la consommation de carburant. Cela aura également pour conséquence une fumée anormale à l’échappement, car l’excédent de carburant ne pourra pas être assimilé correctement par le système d’échappement. Pour compenser cet effet, le turbo encaisse des contraintes de pression pour compenser l’air manquant, ce qui, dans le pire des cas, peut l’amener à casser.

Alors que faut-il faire ?
Lors de l’installation d’un nouveau turbocompresseur, une inspection préalable de l’intercooler doit être réalisée.

En effet, de l’huile et des particules y sont potentiellement restées piégées et risquent de se répandre sous l’effet de la pression vers la chambre de combustion lors de la remise en route du circuit avec le nouveau turbo. Si ces débris pénètrent dans la chambre de combustion, un risque important d’endommager le moteur existe.

C’est pour cette raison que Nissens préconise le remplacement de l’intercooler après une défaillance du turbo pour s’assurer qu’il est vierge de tous débris comme de l’huile, du métal ou d’autres particules. Lorsqu’un nouveau turbo est installé, tous les composants du système doivent être précautionneusement examinés pour s’assurer qu’ils ne sont pas pollués par des débris métalliques ou par de l’huile.